Le Génie dans vos gènes : extraits choisis
Nous reproduisons ici, avec son autorisation, quelques extraits traduits en français par Marie-Odile Brus (http://sophromob.over-blog.com/) de l'ouvrage de Dawson Church "The Genie in your Genes".
Chapitre 16 : La pratique de la médecine épigénétique
« En tant qu’être humain notre grandeur ne réside pas tant dans notre capacité à refaire le monde
que dans notre capacité à nous refaire nous-mêmes ».
Mahatma Gandhi
L’épigénétique porte des promesses qui dépassent notre champ habituel de vision. Le journal Science définit l’épigénétique ainsi : « l’étude des changements transmissibles (par l’hérédité) dans la
fonction génique qui s’expriment sans qu’il n’y ait changement dans la séquence ADN ». C’est une bonne définition de l’épigénétique si on l’applique à la transmission d’informations d’une génération
à l’autre, une fois perçu la fonction primaire des gènes. Mais elle ne permet pas de traduire le potentiel de transformation positive des gènes que nous pouvons exprimer maintenant dans notre corps,
en provoquant délibérément dans notre conscience des changements qui vont avoir des effets épigénétiques.
Alors que je lisais les résultats des recherches entreprises dans ce domaine, cela m’a motivé pour faire des applications dans ma propre vie et mon propre comportement. Il y a eu des jours où je me
sentais vraiment grincheux. Je sais que si je m’étends sur ma propre misère et la répand autour de moi, je ne me fais pas de bien ni à ceux qui m’entourent. Donc j’ai fais le choix conscient de dire
et faire certaines choses. Je peux dire une affirmation et faire de l’EFT. Je peux méditer pendant quelques minutes, entrer dans un état de cohérence cardiaque, ou dire une prière. Je peux faire une
sieste de dix minutes. Je peux m’obliger à dire quelque chose de gentil à la personne qui fait la queue avec moi à la caisse de l’épicerie. Je peux visualiser ma vie professionnelle sur l’année qui
vient, et me voir les solutions que j’ai finalement trouvé aux problèmes qui me bloquaient hier.
Tout ceci relève d’une intervention consciente et délibérée. Ma conversation à l’épicerie déclenche le pouvoir de guérison de l’altruisme. Ma sieste synchronise mes émotions avec mon horloge
génétique. Une affirmation positive me libère de croyances potentiellement dangereuses. Le tapping affecte mon champ énergétique. Dire des paroles positives me rappelle que j’ai le choix de le faire
ou non. Mes visualisations réduisent mon stress, me rappelant que « ça aussi ça va passer ». Chacune de ces interventions demandent seulement quelques minutes. Prises dans leur ensemble elles peuvent
transformer un mauvais jour en une bonne journée, et me donner l’occasion de faire l’expérience de la paix de l’esprit et de la santé du corps. En connaissant le pouvoir du contrôle épigénétique, je
fais moins cas des paroles, pensées et actions.
La recherche génétique recherche des effets bénéfiques en manipulant la composition des gènes en laboratoire. Imaginez une médecine du futur où les gènes sont modifiés par le pouvoir de notre pensée
à chaque instant, avec chaque pensée et action que nous entreprenons. Imaginez un cercle vertueux dans lequel l’intention centrée sur le cœur produit une modification positive de l’ADN, qui va
renforcer cette intention du cœur, qui à son tour accélère la modification de l’ADN. Où s’arrêterait ce cycle ? Personne ne le sait. Dans La Vie au-delà de 100 ans, Norman Shealy spécule que
l’espérance de vie de l’être humain, simplement en utilisant les facteurs connus actuellement et non pas les fruit des recherches du futur, pourrait atteindre 140 ans. Ce chiffre parait complètement
en dehors des limites offertes par la pratique médicale actuelle, peut-être aussi improbable que de demander à un chirurgien du grand ouest de 1900 d’imaginer qu’en 100 ans l’espérance de vie humaine
puisse être le double des 42 ans de l’époque... »
"L’idée est que notre ADN peut être remodelé par nos pensées, émotions, et intentions qui agissent sur notre champ énergétique pourrait paraître aussi axiomatique pour la prochaine génération de
traitements que cela l’est aujourd’hui de comprendre que l’aspirine fluidifie le sang. Alors que l’on explore cette idée et qu’on la développe, une médecine entièrement nouvelle pourrait prendre
forme. Cette médecine sera complètement différente de celle d’aujourd’hui. Prise de concert avec les multiples autres découvertes sur l’efficacité de la médecine alternative complémentaire, et les
avancées dans la médecine technologique, elle permettrait un changement radical dans le bien-être social et personnel à un point encore inimaginable.
Une visite typique chez le médecin aujourd’hui se passe ainsi : un patient prend un rendez-vous, conduit vers le praticien par une maladie ou une douleur quelconque. Le docteur écoute, pose des
questions, examine le patient, et écrit une prescription pour la maladie en question.
Si la maladie ne disparaît pas, ou si elle disparaît puis revient, une étape supplémentaire peut être franchie. On peut faire des examens. De la chirurgie ou des médicaments plus forts peuvent
être prescrits. Une escalade de traitements peut s’enclencher jusqu’à ce que le patient « réponde ».
Le premier rendez-vous chez le médecin peut être relativement rapide et bon marché. Mais au moment où les traitements se multiplient, par exemple chimiothérapie et radiation pour les cancers,
ou pose d’une prothèse de hanche, les solutions ne sont ni rapides ni bon marché et elles peuvent avoir des conséquences graves sur la qualité de vie du patient.
Tout ceci représente un traitement « lourd », avec un coût minime au démarrage qui finit par être extrêmement élevé en terme de dollars comme en terme de perte de qualité de vie.
Une approche médicale intégrative est complètement différente. Il y a plus de coût et plus d’attention au départ. Pendant la première visite, on porte attention à tous les aspects de la vie du
patient, pour voir comment la maladie qui se montre s’intègre dans un paysage plus large. C’est ce paysage qui va être pris en compte. Si le style de vie du patient peut être transformé, peut-être en
incitant à la mise en œuvre de différentes modalités de soin, alors la plupart des problèmes médicaux qui caractérisent des choix de vie inadaptés vont disparaître. Le diabétique par exemple, qui
adopte un régime adapté à la régulation de son taux d’insuline, plus un programme d’exercices, peut ne plus avoir besoin de toutes les interventions coûteuses qui sinon auraient eu lieu à la suite
d’une prise en charge conventionnelle. Le coût et l’attention nécessités par une prise en charge holistique va résulter en une meilleure qualité de vie globale - et des coûts bien moindres sur
l’ensemble du cycle de traitement. Voilà à quoi un tel plan global de traitement pourrait ressembler :... "
1- Démarrage du traitement avec la médecine énergétique
La médecine énergétique fonctionne au niveau le plus basique des matériaux de construction de notre conscience. En tant que tel, elle est l’endroit idéal pour commencer le traitement. Et non
pas un recours une fois que tout le reste a échoué. Le système énergétique sous-tend notre architecture cellulaire, c’est le point de départ pour reconstruire des fondations pleines de santé.
Si vous avez une maladie qui menace réellement votre survie, un traitement immédiat est garanti. « Lorsque vous avez été blessé par une flèche empoisonnée » conseille le Bouddha « retirez la
flèche avant d’avoir la moindre discussion métaphysique ». Le Collège Américain de Médecins Urgentistes propose les points de repères suivants pour reconnaitre une urgence médicale qui demande une
intervention immédiate :
- difficulté de respiration ou souffle court
- douleur dans la poitrine ou sensation d’oppression pendant plus de 2mn
- évanouissement
- nausée ou faiblesse soudaine
- troubles de la vision
- confusion ou désorientation
- n’importe quelle douleur soudaine
- saignement incontrôlé
- vomissements ou diarrhée persistants
- toux ou vomissement hémorragiques
- pensées suicidaires ou homicides
Mais la plupart des visites à l’hôpital n’ont rien à voir avec ces symptômes. Dans plus de 80% des cas aucun problème organique ne peut être identifié. Décider de ce qui relève d’une pathologie
nécessitant un traitement peut demander plus de temps, d’information et de conscience de soi. Un traitement précoce de certaines maladies, tel que le cancer de la prostate, va avoir un impact peu
important sur l’issue du problème.
Les maux de dos au niveau des lombaires sont une autre problématique banale pour laquelle une grande variété de traitements existe, fondée sur l’exercice et le développement de la conscience du
corps. C’est un mal envahissant, qui touche 65 millions d’américains, « affligeant 80 ¨% de la population adulte à certains moments de leur vie. Le mal de dos représente la cause la plus
commune de handicap chez les personnes de moins de 45 ans ». Des études montrent que la pratique du hâta yoga par les personnes souffrant du mal de dos peut réduire l’intensité de la douleur, la
dépendance aux médicaments et le handicap. Le yoga a également montré son efficacité pour réduire le niveau de stress des patients cancéreux, diminuer l’insomnie, et améliorer le bien-être général.
C’est la première chose à faire quand on souffre de maux de dos au niveau des lombaires, plutôt que de se jeter sur les anti-douleurs qui vont masquer les symptômes sans aider en quoique ce soit pour
éliminer la source de douleur.
La visite médicale de demain pourrait bien commencer par une prière autant que celle d’aujourd’hui commence avec un bloc note et une blouse blanche. Cela pourrait impliquer l’utilisation de la
médecine énergétique, de la méditation, ou d’autres interventions épigénétiques. Une fois que les techniques non invasives et sans danger auront été épuisées, on pourrait alors se rabattre sur des
interventions médicales plus dangereuses et risquées.
2- une vraie relation au médecin
Sans effort particulier, il parait difficile d’entrer effectivement en relation avec d’autres êtres humains au rythme infernal de la vie moderne. Pour que les cadeaux d’une vraie et profonde
relation humaine apparaissent, nous devons mettre de côté nos vies agitées et - au moins pour un temps - ralentir le rythme, afin de pouvoir engager le processus relationnel que Weil et Dossey
conseille. Le docteur Andrea Bialek, dont la carte de visite annonce « gynécologue holistique », et qui s’est spécialisée dans le traitement des femmes ménopausées, a une consultation bien
remplie à recevoir des femmes qui recherchent une alternative au traitement hormonal de substitution. Elle rapporte que : « une femme va me dire qu’elle n’a plus d’envie sexuelle, et je vais lui
suggérer de passer un week-end avec son mari dans un bed-and-breakfast, et de voir ce qui se passe quand ils sont heureux, en bonne santé et détendus ». Que faire l’amour soit plus facile en vacances
est un truisme bien connu des thérapeutes conjugaux et familiaux. Quand un couple n’a aucun impératif sur les deux ou trois jours qui viennent, pas d’appels téléphoniques, pas d’obligation, pas
d’enfants à prendre en charge, et que chacun ralentit son rythme jusqu’à pouvoir être plus attentif, à mettre plus de sens dans es paroles, alors petit à petit s’accorder au rythme du partenaire
devient possible et un nouvel état de guérison devient possible.
La plupart des institutions médicales actuelles ne permettent au médecin de passer qu’un court moment avec le patient. Selon les paroles pleines de sagesse des auteurs de une théorie générale du
Bonheur : « la médecine a perdu de vue sa vérité ; l’attachement et physiologique. Les bons médecins ont toujours su que c’est la relation qui guérit. En fait, les bons médecins existaient avant même
que la médecine moderne et son attirail thérapeutique ne voient le jour, pendant des siècles les seules prescriptions étaient des philtres dont le pouvoir était dérivées de celui du guérisseur ». Les
résultats extraordinaires des tests des laboratoires, la maîtrise qu’ils montrent sur l’ennemi que représente la maladie, apparaissent déduisant. La médecine occidentale intègre l’efficacité des
machines et renonce à son âme historique. Etablir une relation, et trouver un rythme humain pour la rencontre médicale requiert cette âme historique. Un jour Angéla, ma fille de douze ans, essayait
de changer la couche de mon fils de trois ans, Alexandre. « Allonge-toi » ordonna-t-elle. Et ensuite elle me dit : « Le bébé ne veut pas s’allonger. Il ne fait jamais ce que je lui dis ! ».
« Ma chérie lui dis-je et si tu lui demandais doucement ? ». Je trouvais une couverture douce dans un placard et la dépliait sur le plan de travail pendant qu’il regardait. Ensuite je dit à Alexandre
: « Allonge-toi mon bébé ». Je pus observer le sens de mes paroles rentrer graduellement en lui en constatant une lente vague de compréhension illuminer son visage. Quand il comprit finalement ce que
j’avais dit, il s’allongea sur la couverture, prêt pour le changement de sa couche. Trouver le moyen d’accorder notre rythme à celui de l’autre, particulièrement quand nous vivons à cent à l’heure,
peut demander un effort ? C’est une partie du métier de parent que de porter attention au rythme auquel l’enfant peut comprendre, et de s’adapter à ce rythme. C’est cette discipline qui peut
contribuer à faire de l’éducation d’un enfant une joie pour les gens très occupés. Cela les oblige à diminuer leur propre rythme pendant un moment. Cela demande de porter une attention primaire aux
connexions physiques avec la personne avec laquelle vous vous trouvez, et cela fait partie de ce que les psychologues de la pré-natalité appellent « la parentalité par l’attachement ».
La même chose est vraie dans la rencontre entre soignant et patient. Le client en face du médecin ne veut pas égrener une liste de symptômes pour être évaluer, et ne va pas juger le médecin sur sa
rapidité à trouver la bonne prescription. Le client souffre, et a besoin de compréhension et d’empathie. Se mettre au diapason des gens afin de comprendre leur mal ne peut pas être fait au même
rythme qu’une course de rallye. Cette « prise en charge médicale par l’attachement » est le point de départ de la relation. La médecine alternative excelle sur ce point. Une fois de plus, on lit dans
A General Theory of Love, les thérapeutes alternatifs prolifèrent en réponse à une demande d’un contexte « relationnel ». Ce cadre sensible sur le plan limbique est plus propice à répondre aux
besoins émotionnels - ceci suppose un contact régulier avec quelqu’un qui participe par une écoute réelle, et souvent l’ancienne pratique rassurante d’imposition des mains. La médecine alternative
voit ce type d’intervention comme une quintessence plus que comme un temps ponctuel de guérison. Un article récent publié par Bruce Warret, un chercheur de l’université John Hopkins, résumait
une enquête remarquable sur la pharmacie interne que nous avons à notre disposition avec huit recommandations que suivent les travailleurs sociaux : parler positivement des traitements, offrir un
encouragement, développer la confiance, rassurer, encourager la relation, respecter le caractère unique de l’individu, explorer ses valeurs, et faire montre d’une certaine cérémonie ». Ces actions
cliniques peuvent inciter favorablement le client à rechercher un meilleur état de santé et peut offrir un réel sentiment que l’on tient à lui ».
La rencontre médicale du futur se fera au rythme du Navigateur de la Clinique Médicale Intégrative : une oreille pleine d’attention et de compassion pour l’état du patient et une capacité à le
diriger vers les moyens les plus adaptés pour l’aider, pas à celui des médecins du système HMO, qui n’ont que 12 minutes par patient. Les séances réelles de thérapie pourraient être rapides, Je vais
voir un naturopathe qui écoute mes symptômes et écrit une prescription, et un chiropracteur qui va poser ses mains sur moi pour pratiquer 4 ajustements en autant de minutes. Mais la rencontre
initiale sera conduite à un rythme qui permettra à l’évaluateur de se mettre profondément sur la même longueur d’onde que le patient, et qui pourra remarquer ce qui se passe sur chaque niveau de son
être.
3- Interventions progressives
Dans une application progressive des traitements, la thérapie la plus efficace et la moins invasive est utilisée en premier. Cette approche suppose une gradation des interventions, en
partant des plus simples et en utilisant des moyens plus drastiques si les traitements précédents n’ont pas donné d’effet - et en utilisant la médecine technologique seulement et si elle devient
absolument indispensable. Si un patient apprend à méditer, commence un programme d’exercice physiques approprié et fait les modifications appropriés dans son régime alimentaire, bien des afflictions
vont disparaître d’elles mêmes. Je préfèrerais la médecine alternative
Norman Shealy a listé un certain nombre de maladies dans ses livres, pour lesquelles des changements modestes peuvent inverser le cours de maladie qui sont difficiles et coûteuses à soigner, et
qui sont handicapantes à soigner au quotidien avec les moyens conventionnels. A la fin des années 70, j’étais en relation avec un vieux médecin excentrique, Henry Wasserman, professeur à l’université
de New York, dont la spécialité était l’éthique médicale. Il était horrifié de ce qu’il avait découvert dans sa profession. La chose la plus passionnée qu’il a dit de sa voix râpeuse et cynique,
teintée d’accent Yiddish, était : « j’en ai assez appris dans ce job pour te donner un vrai conseil de bon sens : ne t’approche jamais d’un hôpital sauf si tu es sur le point de mourir ». Même
si il avait un point de vue amer sur son métier de médecin, il est clair que chacun d’entre nous a des moyens importants par le pouvoir de la conscience, et que cette prise de conscience est le
premier pas vers la guérison.
Marc Mizzoni, médecin, co-éditeur de l’anthologie Conscience et Guérison, se réfère à un continuum d’approches, de la plus invasive à la moins invasive. Une approche continue est aussi utilisée
par la National Pain Fondation. Ils conseillent à leurs patients d’utiliser un « continuum de traitement ». Il s’agit d’un plan de traitement pour la gestion de la douleur qui part des thérapies les
moins coûteuse et invasives avant d’aller vers d’autres plus coûteuse et invasives. Ils recommandent fortement la relaxation, la prise de conscience psychologique, et des comportements allant dans le
sens de la santé avant d’en arriver à des thérapies invasives.
Voici un exemple de classement par degré invasif donné par la National Pain Fondation :
Leur continuum » obéit au principe médical d’user tout d’abord de moyens simples, peu invasifs, et moins couteux, avant de passer au compliqué et au coûteux ».
Ce plan suggère l’utilisation d’une ou plusieurs thérapies en même temps, et d’abandonner celles qui ne marchent pas, en avançant graduellement vers les plus invasives, comme si on grimpait sur
une échelle. Cela part de l’exercice physique, et évolue vers la psychothérapie et l’automédication, et si tout le reste échoue, on en arrive à des thérapies invasives comme « blocage du nerf par des
anesthésiques », des injection péridurales de stéroïdes, des implants de cathéters, des techniques neurodestructives, stimulation de la moelle et autre pompes à morphine.
Un exemple d’intervention contre l’anxiété, non invasive, rapide et bon marché, est une séance de 90 secondes d’EFT. Cela prend moins de 5 minutes et il n’y a aucun risque. Cependant elle
recèle le potentiel de provoquer de grands changements. Si le problème n’évolue pas après une intervention à petite échelle, cela peut être nécessaire d’intervenir avec un autre moyen. Par
exemple s’inscrire à un cours, à une retraite, s’entraîner pour une technique spécifique, ou essayer différentes thérapies énergétiques rapidement pour voir si l’une d’entre elle permet d’obtenir un
soulagement rapide. Finalement, si tout cela échoue, il sera peut-être nécessaire de passer à une médication anxyolitique. Mais une telle intervention forte comme celle-là devrait être un dernier
recours, pas le premier. Hippocrate conseillait « Avant tout : ne pas nuire », et c’est un bon principe de base pour démarrer un plan de soin « pas à pas ».
4- Grandir au milieu du chaos
Les gens ont souvent de grandes théories sur la raison pour laquelle ils vont mal. Brad Planton, médecin psychothérapeute qui a écrit « Radical Honesty : How to transform your Life by telling
the Truth » et un certain nombre d’autres livres, appelle cela nos “histoires tragiques”. Il explique comment nous nous retrouvons enfermé dans ces histoires et nous négligeons les vraies
choses, saines et qui nous permettent d’aller bien maintenant.
Ces histoires tragiques nous empêchent de rechercher notre potentiel global et encore plus de le réaliser. Dans le Facteur Beethoven, le Dr Paul Pearsall donne des exemples de grandes œuvres d’art,
de littérature ou de la science qui ont été accomplies en dépit du chaos qui existait dans la vie personnelle de leurs créateurs. Même si il cite des douzaines d’exemple, il choisit Beethoven comme
l’archétype du créateur de beauté malgré une tragédie personnelle. Renonçant à l’étiquette traditionnelle de « survivant », il appelle ces personnes des « thrivors », des gens qui ne vont pas
seulement réussir à faire des choses, mais à accomplir quelque chose d’extraordinaire en dépit de freins psychologiques, spirituels, physiques, en dépit des histoires tragiques qui auraient pu être
pour eux la parfaite excuse pour abandonner l’espoir et accepter une vie limitée. Dans un concentré du Facteur Beethoven que le Dr Pearsall a préparé pour The Heart of Healing, dans une section
appelée « La galerie d’honneur des Thrivors », il rassemble la liste, partiale, suivant, certaines personnes étant connues mondialement, d’autres restant plus obscurs :
Lance Amstrong : Il surmonté le cancer jusqu’à obtenir un succès imprévisible en cyclisme, tout en inspirant d’autres patients.
Le poète William Carlos Williams : Il ne survécu à une attaque cardiaque suivie d’une profonde dépression que pour écrire ensuite de la grande poésie et gagner le prix Pulitzer pour son recueil
Pictures from Bruegel.
Nelson Mandela : Il sortit d’années d’emprisonnement et de torture pour devenir le leader de la liberté, de la démocratie et des droits des opprimés.
Pierre Auguste Renoir : Incapable de marcher, et avec des doigts tordus par l’arthrite, il attachait ses brosses à sa main pour peindre quelques unes des toiles les plus mémorables du monde, y
compris (à l’âge de 76 ans), les Lavandières.
Henri Matisse : Souffrant de défaillance cardiaque, de maladies gastro-intestinales et de faiblesse pulmonaire, il plaçait ses brosses sur de longs bâtons et peignait depuis son lit. Son style créa
un champ artistique nouveau avec une combinaison unique de formes et de couleurs.
Enrico Dandolo : Alors qu’il était ambassadeur de paix à Constantinople en 1172, il eut les yeux brûlés par les gardes de l’empereur. Vingt-neuf années plus tard, à l’âge de 94 ans, il conduit Venise
à la victoire sur Constantinople et à l’âge de 97 ans fut nommé Magistrat en Chef de cette ville.
Sœur Gertrud Morgan : Elle dévoua l’ensemble de sa vie à établir et à diriger un orphelinat de la Nouvelle-Orléans. Elle avait 65 ans quand un ouragan détruit son établissement. Elle se tourna
alors vers la peinture et ses œuvres sont maintenant dans tous les musées du monde.
Ding Ling : (un pseudonyme utilisé par la romancière féministe Kian Bingzhi). Elle fut emprisonnée de l’âge de 66 ans à 71 ans, pendant la révolution culturelle chinoise des années soixante dix.
Après sa libération elle continua d’écrire certaines de ses œuvres les plus appréciées. Elle écrivit un roman inspiré décrivant son expérience de bannissement dans le Nord sauvage de la Chine.
Helen Keller : Aveugle, sourde et muette depuis l’âge de 19 mois, elle écrivit et publia (à75 ans) son livre Teacher en l’honneur de la femme qui lui permit de grandir à travers ses souffrances
Jesse J. Aaron : Un descendant d’esclave dont la grand-mère était une indienne Seminole, il travailla également comme esclave. Tout au long de sa vie il s’occupa de sa femme handicapée et du dépenser
ses maigres avoirs dans des interventions chirurgicales permettant de sauver la vue de sa femme. Dans sa pauvreté, il offrit une définition de ce que j’appelle le facteur Beethoven. Il écrivit : «
C’est alors que l’Esprit me réveilla et me dit « sculpte le bois » ». Il devint alors un des sculpteurs sur bois les plus respectés au monde.
Dans la nouvelle approche du bien-être, on va se concentrer sur ce qui fonctionne bien dans la vie du patient et quels sont ses potentiels, autant que l’on va traiter leurs problèmes. Mais la place
du bien-être sera un point de départ, pas un but à atteindre. J’ai eu un mentor, Bill Bahan, alors que je suivais mes premiers cours en médecine énergétique à la fin de mon adolescence. Une de ses
paroles favorites était : « Ce qui est bon pour toi vaut le coup, ce qui est mauvais pour toi ne vaut pas le coup ».
Nos vies sont souvent désordonnées, ambiguës, nous faisant sentir perplexe et incomplet. Pourtant le docteur du futur verra, dans chaque patient, quelque soit son état, la présence d’un
potentiel quantique de santé. Cela devient le point de départ de chaque traitement, de chaque étape sur le chemin de la guérison, indépendamment de la survie du corps et de l’ego. Même si ils
survivent, c’est juste pour une raison assez limitée, car finalement chaque corps et chaque ego finira par mourir. Si notre modèle de soins ne s’attachait pas tant à la durée de cette survie mais sur
la qualité de vie que pourrait avoir la personne tout de suite, il pourrait vraiment être capable de crée du bien-être. Une fois que nous laissons de côté nos histoires tragiques, le champ de la
guérison nous est ouvert. Nous pouvons grandir au milieu du chaos.
5- Découvrir ce qui peut provoquer l’accès à notre champ quantique
Il y a des années, je fréquentais régulièrement une communauté spirituelle dans les montagnes Catskill de l’état de New York. Elle suivait des règles de vies rigides : méditation dans la
chapelle avant le petit déjeuner, études et cours pendant la matinée, travail dans l’après midi et prière le soir.
Il y avait une autre communauté dans les environs, fondé par Swami Muktananda. Un jour je leur rendais visite. Le Swami n’était pas là mais je parlais à l’administrateur en chef. « Quelles
techniques conseille le Swami ? » demandais-je, alors que nous échangions des remarques sur comment nos deux communautés étaient structurées. « Oh, il pourrait aussi bien dire à un étudiant qu’il lui
est interdit de méditer » répondit-il. J’étai éberlué. « Pourquoi dirait-il cela ? » interrogeai-je.
« Peut-être parce que l’étudiant a médité pendant des heures chaque jour, pendant des années, est arrivé à se détacher du monde matériel. Mais pour un autre étudiant, qui n’a jamais médité, il
pourrait conseiller de passer nuit et jour dans la position du lotus.
Le Swami était doué pour percevoir les tendances naturelles de ses étudiants et leur donnait l’opportunité d’exprimer leur divinité par des moyens nouveaux. Chacun d’entre nous a besoin de savoir ses
propres réponses à la question : « Qu’est-ce qui active l’expression de ma sagesse intérieure ? ».
La question est absolument unique pour vous, et il vous faut trouver ce qui est le meilleur pour votre constellation personnelle corps/cœur/esprit. Cela est bien différent d’une vision
culturelle, ou même de vos propres croyances.
Par exemple dans les années 1990, beaucoup de mes amis étaient inscrits dans des clubs de gym et essayaient parfois de me recruter. Mais j’habitais à 20 mn du premier club de gym. Prendre la voiture
pour y aller, me changer pour faire les exercices, m’entraîner, me doucher et rentrer ensuite, tout cela prenait deux heures. Je ne pouvais pas m’engager régulièrement sur cette base. Mais ce que je
pouvais faire était faire 25 mn d’exercices à la maison. Donc j’ai acheté des équipements pour faire du sport à domicile plus quelques poids et les utilisaient quotidiennement
Aller au club de gym convenait à mes amis. Ma routine quotidienne à la maison me convenait. Une fois que vous avez pris la décision d’être en bonne santé, prenez le temps de voir ce qui vous
convient. Plus tard j’ai déménagé dans une maison à 5 mn d’un club, je m’y inscrivis et y allait régulièrement et je vendis mes équipements de home training.
Pour moi, 45 mn de méditation par jour chaque matin avant de travailler est essentiel. C’est comme une drogue, ou plutôt un antidote aux tendances d’addiction à la paresse intellectuelle que j’ai
naturellement. Il me fallut des années pour réaliser ceci et que je me donne ce temps chaque matin.
Je prends un mélange particulier de suppléments alimentaires chaque jour. Ce sont ceux pour lesquels j’ai remarqué qu’ils apportaient un plus à ma physiologie. Je reprends la liste et fais quelques
changements de temps à autre. Mon régime ne marcherait peut-être pas pour vous, le votre non plus pour moi. Comprendre les besoins de notre corps, écoutez ses signaux, est indispensable à notre
bien-être.
Quelles couleurs nous agréent ? Quelle musique nous fait du bien ? Quelles images nourrissent notre âme ? Quelles personnes dans notre vie nous permettent d’exprimer le meilleur en nous ? Quels
évènements stimulent notre créativité ? Organiser notre vie pour que nos potentiels les plus élevés puissent s’affirmer continuellement dans notre environnement externe, et de telle sorte que notre
monde extérieur résonne avec notre monde intérieur, est une invitation à danser avec l’univers quantique.
Le Dr Eve Bruce est une chirurgienne qui a découvert la guérison indigène pendant un voyage en Amérique du Sud et fut finalement initiée comme shaman dans une tribu Yachak. Elle a publié un
livre sur son expérience, Shaman et médecin. Elle décrit magnifiquement ce que peut être la demande et la réponse dans l’univers quantique :
« Dans nos cultures nous paraissons avoir plusieurs réponses. Quand nous nous demandons pourquoi nous avons un accident ou une maladie, ou face à un changement global de climat, nous proposons plein
de réponses : outils défectueux, utilisateurs maladroits, génétique, malchance anatomique ou biochimique, pollution, diminution de la couche d’ozone. Pourtant ces réponses disent surtout comment et
non pourquoi. La question « pourquoi » mène à un message. Quel est le message ? Que nous dit l’esprit à travers le langage de notre existence physique ? Comment pouvons nous être encore plus connecté
à notre existence physique et commencer à percevoir Dieu ? Les réponses sont en nous. Nous avons juste besoin de poser de vraies questions, en restant ouvert aux réponses, et à rester attentif
».
Une fois que nous posons notre intention, une fois que nous invitons l’univers quantique à converser au sujet de notre bien-être, écoutons attentivement les réponses. Trouvons la combinaison qui est
la plus juste pour nous même. Ne soyons pas attachés à la dernière mode, mais mettons-nous au diapason des murmures de notre âme et du stock de conseil qu’elle abrite.
6- Intégrer le facteur X
J’avais l’habitude de monter chaque année une opération financière pour une entreprise qui publiait et distribuait 10 millions de dollars de livres. C’était un fameux exercice pour mon
entreprise, et cela impliquait chaque employé. Le résultat fut un manuel de 150 pages qui disait à chacun ce que chacun devait faire. Mais j’ajoutais une section appelée « le facteur X », avec un
certain nombre de pages blanches. « On ne sait jamais ce qui peut arriver » disais-je aux curieux et aux sceptiques, « et même si vous pensez prévoir chaque éventualité, il est possible qu’il y ait
des aspects auxquels vous n’avez pas pensé ». La guérison quantique est vraiment comme cela. Vous posez vos intentions, vous les nourrissez avec passion, et ensuite vous attendez de voir quels sont
les facteurs X que vous envoient l’univers. L’énergie bouge d’une manière mystérieuse, et vous ne pouvez pas dessiner les chemins qu’elle va prendre.
Dépasser les limites de la vision
Chaque être humain est enclin, selon les mots du Philosophe du 19ème siècle Arthur Schopenhauer à « prendre les limites de son propre champ de vision pour les limites du monde ». En 1899,
Charles Duell qui était alors Commissaire aux Patentes et Marques de fabrique, exhorta le Congrès a supprimer sa charge, car il avait la conviction que « tout ce qui pouvait être inventé, l’avait été
». Sa position pouvait paraître raisonnable à son époque : après tout pour les transports nous avions les chemins de fer qui traversaient les continents, et les bateaux vapeur qui pouvaient traverser
l’Atlantique en moins d’une semaine ? Pour les communications nous avions le Télégraphe qui relayait les messages en Morse tout autour du globe.
Pourtant un demi siècle après sa prédiction, une somme d’inventions - l’avion, l’automobile, le téléphone, l’ordinateur - la réduisait à un non sens.
Aujourd’hui, nous nous trouvons à une place similaire dans l’histoire de la guérison. La médecine moderne, technologique, nous a donné de grands avantages, et va continuer ses percées. Mais nous
comprenons également que les solutions que nous trouvons à l’extérieur de nous-mêmes pourraient bien voir la magnitude de leurs effets complètement dépassée par les solutions qui dorment encore à
l’intérieur de notre conscience.
Pendant plus de la moitié du 20ième siècle, les scientifiques ont supposé que la conscience se manifestait comme le résultat d’une complexification des systèmes vivants. Ils croyaient que par
l’évolution depuis la bactérie au stade animal simple, puis complexe, puis aux mammifères à gros cerveaux, s’était développé graduellement ce phénomène appelé « conscience », en réponse au
développement de la complexité de la vie. Cette supposition, non vérifiée, imprègne toute la littérature scientifique. Stephen Jay Gould, un des pères de la biologie évolutionniste moderne, écrivit
que « les humains apparurent plutôt comme l’aboutissement d’un ensemble fortuit et groupé de milliers d’évènements liés, chacun d’eux aurait pu se passer différemment et mener l’histoire
par d’autres chemins ne menant pas au développement de la conscience ».
Dans le jargon de la Science, la conscience est regardée comme un « épiphénomène de la matière ». La matière apparaît d’abord, ensuite la conscience. Dans cette conviction, la conscience est
quelque chose qui naît de l’interaction de milliards de molécules au sein du corps. Ce point de vue a été théorisé par Sur Francis Crick, le co-découvreur de la double hélice de l’ADN, dans son livre
de 1994 L’hypothèse Surprenante
Ils écrit que : « Vous, vos joies, vos peines, vos mémoires et vos ambitions, le sens de votre propre identité personnelle et libre arbitre, ne sont en fait rien d’autre que le comportement d’un
vaste ensemble de cellules nerveuses et des molécules qui leur sont associées. Comme Alice aurait pu dire chez Lewis Caroll : « Vous n’êtes rien d’autre qu’un paquet de neurones ».
Cette perspective est effectivement étonnante, mais pour des raisons autres que celles qu’imaginait Sir Francis. Car la science nous a attrapé par les épaules, fait nous retourner et nous a montré la
direction opposée à cette hypothèse. Nous réalisons aujourd’hui que la conscience sous-tend et organise la matière, et non pas l’inverse. Nous avons découvert que les changements dans notre
conscience entraînent des changements dans la matière. Nous avons réalisé que c’est la conscience qui prime, la matière ne vient qu’ensuite.
Les changements dans notre corps, produits par la conscience, nous révèlent les outils les plus puissants de guérison jamais découverts. Pour une culture habituée à trouver des solutions «à
l’extérieur », cela parait inconcevable que les réponses puissent se trouver « à l’intérieur ». Pourtant la recherche scientifique, la méthode même utilisée pour étudier le monde « extérieur », nous
renvoie aujourd’hui à une limite bien plus ambitieuse. Elle nous révèle que le monde « extérieur » est influencé par le moindre changement produit « à l’intérieur ». Les piles de dossiers de
recherches grandissent chaque année. Elles nous hurlent que les outils de notre conscience - foi, prière, optimisme, croyance, vision des choses, charité, énergie - contient des promesses de
santé, de longévité, et de réussite incroyable que les interventions « extérieures » peinent à réaliser... ».
